Dans le numéro de février vous trouviez sous la même plume un petit texte sur les « havres de paix », ces zones de confort que Humair Haque propose pour se faire du bien : réseaux de personnes, lieux de vies, associations, activités .… pour se préparer à faire face aux catastrophes à venir. Humair écrit alors sur la base de son expérience et de sa réflexion personnelle. Avec une approche tout à fait différente, Pablo Servigne, auteur francophone, vient de publier un essai qui développe ce point de vue et qui fait la synthèse de plusieurs travaux de recherche sur le sujet. Comment garder le moral, éviter la dépression en face des catastrophes qui déferlent sur le monde, ou tout simplement faire face à l’adversité ? Comment se sentir plus serein devant les menaces ? L’ouvrage de P. Servigne vient à point nommé pour mettre de la science et de l’optimisme dans un contexte plus que morose.
Céder ou combattre ? Faut-il se résigner face à l’évolution du climat et au changement du régime des pluies ou peut-on agir à son niveau ? plus loin sur le territoire ? Les civilisations qui nous ont précédé ont imaginé des solutions qui ont fait leurs preuve dans le passé, peut-on s’en inspirer ? C’est le dernier volet de notre réflexion autour de l’eau.
Dans notre région, la vallée du Rabodeau, vous pouvez participer à la nuits des forêts en rejoignant les manifestations crées par l’association « forêt de Tiragoutte » à Belval :
Ils sont apparus plus de cent fois dans l’histoire de l’évolution des plantes terrestres : une association mutuellement profitable de champignons et de plantes au travers de l’interconnexion de leur racines et leur mycelium. Une belle recette qui pourrait faire partie des solutions pour mieux supporter les conditions climatiques à venir …
Peut-être vous êtes-vous laissé entraîné un jour par le merveilleux ouvrage de Peter Wohlleben sur la vie des arbres et des interactions complexes qui régissent la compétition féroce qui a lieu au sein d’une forêt. Ou peut-être avez-vous été emporté par la très étrange histoire de cet if vieux de 2000 ans … des ouvrages qui ont en commun de parler du mystère de ce qui qui se passe sous le sol, des échanges entre les racines des plantes, des arbres et le monde des champignons
Octobre, c’est le moment de faire le bilan sur l’été passé, les récoltes, les difficultés rencontrées. Un mois de mai frigorifique, un début d’été assez anxiogène avec un mois de chaleur intense et de sécheresse totale, la météo a une fois de plus fait des siennes. Partant de l’idée que, à l’image de l’eau, les ennuis observés en altitude se répercutent tôt ou tard dans la plaine …. Petit tour d’horizon de ce qui s’est passé en moyenne montagne
Une expression que je croyais s’enfoncer petit à petit dans l’oubli et qu’on pourrait maintenant considérer comme une provocation, le résultat d’une ignorance forcément volontaire de la situation actuelle, même si le propos reste inscrit dans le discours de beaucoup de dirigeants sur la planète et notamment dans les professions de foi de maint responsables politiques de l’UE et du gouvernement français, bien sûr.
Le développement durable, c’est prétendre continuer à croître économiquement, c’est à dire à continuer à produire plus, extraire plus, polluer plus, jeter et détruire plus, sans limite, le tout en promettant que la planète restera vivable pour nos descendants (et pour nous-même !). Une belle illustration de l’expression « faire l’autruche » !
Reprenons les faits :
nous constatons que ce que prédisent les scientifiques depuis les années 1980 se réalise, visiblement encore plus vite et plus fort que prévu : tempêtes, inondations, sécheresses, canicules, baisse de la biodiversité et de la production agricole mondiale, pandémies … Il est donc urgent de ralentir la destruction de la planète sous peine de voir Sapiens disparaître
la population mondiale continue d’augmenter +1 milliard en 11 ans, et le rythme ne baisse pas : 2% par an pour encore des décennies
les pays qui n’ont pas encore atteint les conditions de vie au standard nord-américain et européen revendiquent le droit à construire les infrastructures nécessaires, et une partie croissante de la population mondiale adopte ce mode de vie (consommation d’énergie, de biens manufacturés, de viande …)
la décroissance s’impose donc pour absorber les deux phénomènes et pour essayer d’enrayer la catastrophe écologique qui se déroule sous nos yeux
Dans cette situation, comment oser prôner le « développement » , synonyme de « croissance » (que l’on ose plus utiliser) ? L’argument utilisé par les plus riches et leurs marionnettes politiques est qu’il est possible de faire croître l’économie sans augmenter la consommation de bien matériels, grâce à une économie de services … le découplage entre croissance et impact écologique … un seul mot me vient en tête : foutaise.
Timothée Parrique en a fait la démonstration dans sa thèse qui a été reçue et primée en 2019 : un gros pavé passionnant mais ardu à lire. Heureusement l’auteur en a fait un livre « Ralentir ou périr: L’économie de la décroissance » que chaque chantre du développement durable doit impérativement lire avant de reprendre la plume sur le sujet.
Il n’aura pas échappé au lecteur que, depuis un certain temps déjà, le soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest. A force de le voir scander chacune de nos journées, à force de vivre une bonne partie de notre vie sous des éclairages artificiels, nous n’y faisons même plus attention, sauf quand il nous fait défaut au moment des vacances. Je voyais récemment dans les regards de l’assistance une lueur de doute lorsque je proposais de s’occuper principalement du soleil et de l’eau pour nos plantations, que le reste se ferait tout seul. Et pourtant cela est si vrai ! Cet article complète la série commencée en 2022 sur les cycles naturels, il essaie de déchiffrer le cycle complexe de l’énergie et quelques mécanismes qu’il faut connaitre
Dans la première partie de cet article nous sommes retournés sur les premiers pas de la permaculture en résumant le premier livre décrivant le concept, intitulé « permaculture one », écrit par Bill Mollison et David Holmgren en 1978. Dans cette deuxième partie je propose une analyse critique mettant en avant ce qui peut facilement être adapté en Europe et les points discutables de la proposition
Vous êtes les bienvenu(e)s sur mon site sans prétentions. Il m’a semblé que la seule action vraiment à ma portée pour aider mes contemporain(e)s dans la grande dégringolade écologique qui nous attend était d’écrire et de communiquer, en mettant mon expérience de journalisme technique au service de « la cause ». J’ai donc ouvert ces pages.
Les abonné(e)s du magazine Fruits et Abeilles me retrouvent chaque mois dans la rubrique écologie et les « passants » pourront retrouver ces articles dans ce blog sous forme de fichiers pdf.
Enfin, je réponds favorablement aux demandes des associations qui souhaitent ouvrir le débat le temps d’une conférence, en toute simplicité..
N’hésitez pas à commenter et alimenter le débat !
Vous trouverez quelques mots sur mes convictions sur ma page « indignons-nous ! »
Denis Gadot, alias Egavar
denis.gadot@egavar.fr
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