Vous êtes les bienvenu(e)s sur mon site sans prétentions. Il m’a semblé que la seule action vraiment à ma portée pour aider mes contemporain(e)s dans la grande dégringolade écologique qui nous attend était d’écrire et de communiquer, en mettant mon expérience de journalisme technique au service de « la cause ». J’ai donc ouvert ces pages.
Les abonné(e)s du magazine Fruits et Abeilles me retrouvent chaque mois dans la rubrique écologie et les « passants » pourront retrouver ces articles dans ce blog sous forme de fichiers pdf.
Enfin, je réponds favorablement aux demandes des associations qui souhaitent ouvrir le débat le temps d’une conférence, en toute simplicité..
N’hésitez pas à commenter et alimenter le débat !
Vous trouverez quelques mots sur mes convictions sur ma page « indignons-nous ! »
Denis Gadot, alias Egavar
denis.gadot@egavar.fr
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Une de mes filles vit aux États-Unis. Il y a quelques jours elle partageait avec moi le texte de la lettre mensuelle publiée par l’école de ma petite fille qui a 4 ans. Je l’ai trouvée intéressante et j’ai demandé à son autrice, Abby Franklin, la responsable de l’école, l’autorisation de la publier, dont acte (traduction par mes soins).
« Je lisais récemment un truc de Prof Tom, quelque chose qui s’est mis à tourner en boucle dans ma tête. Il se posait la question : quel sorte d’être humain serait capable de créer un monde pacifique et comment faire pour aider cet humain à grandir ?
En tant que parents et éducateurs de la petite enfance, nous avons la chance de pouvoir influencer le futur au travers de la façon dont nous élevons les enfants.
Lorsque je réfléchis à la question de Tom, je n’imagine pas quelque chose d’abstrait ou de déconnecté. Je pense tout simplement aux enfants que nous avons devant nous tous les jours. Je pense à l’enfant qui est en colère et essaye d’apprendre quoi faire avec ses sentiments très forts, à celui qui veut le même jouet qu’un autre et doit imaginer comment attendre, négocier ou essayer une autre tactique, à celui encore en train de découvrir que sa voix compte et que celles des autres compte aussi.
Une personne qui crée de la paix n’est pas quelqu’un qui a été forcé à respecter un « bon comportement »; c’est quelqu’un qui se connait, quelqu’un qui a eu l’espace pour ressentir, pour lutter, pour pouvoir faire des erreurs, et en ressortir avec le sentiment d’être considéré et accepté.
Durant mes 33 ans d’éducatrice par le jeu, j’ai constaté encore et encore que ces qualités ne viennent pas avec des adultes dirigeant les enfants à chaque pas de leur parcours.
Ils ne grandissent vraiment que dans des moments « entre deux », dans le jeu, le conflit, les échanges.
Ils grandissent lorsqu’ils ont la confiance des adultes, lorsqu’on leur laisse du temps au lieu de les presser, lorsque nous choisissons la relation au lieu du contrôle. Ce n’est pas toujours un travail facile et cela n’est pas toujours évident.
Mais si notre rôle est de faire grandir des humains capables de créer de la paix dans leurs relations, leurs communautés et dans le monde, alors c’est ce que nous devons faire.
Une vieille voiture à pédale …
Récemment, un de ces conflits s’est produit à propos de notre voiturette, la « Ket Car », très populaire ici à l’école. C’est une sorte de petite voiture à pédales démodée, cela vous rappelle peut-être quelque chose ? Plusieurs enfants voulaient la voiturette, et nous n’en avons qu’une. Il y a toujours la même poignée d’enfants qui la désire, et avec ce désir naissent des sentiments forts de frustration, d’urgence, de déception et de conflit pour le partage du tour et de la durée.
En tant qu’adulte, c’est un peu lassant. Ce n’est pas drôle de travailler sur le même conflit chaque jour. Mais ce sont des moments vrais, des expériences profitables pour les enfants, des moments où ils apprennent quelque chose de réel qui a de la signification pour eux.
Notre rôle est de les aider à mettre un nom sur leurs sentiments, à écouter les autres et à les guider pour trouver les mots, passer des accords, faire l’expérience de l’inconfort de l’attente, et d’être capable de faire le plus important : réparer lorsque les choses tournent mal.
Voilà à quoi ressemble le conflit au début : c’est quand les enfants commencent à apprendre comment se comporter lorsqu’on désire quelque chose très fort tout en existant aux côtés d’autres qui le veulent tout autant. Ce n’est pas toujours un long fleuve tranquille, cela peut être désordonné, bruyant et émotionnel. Mais c’est ce par quoi il faut passer.
Un monde pacifique sera un jour façonné par des gens qui savent traverser ce genre de moments sans se blesser mutuellement. Des gens qui savent écouter, résoudre des problèmes, et répondre à leurs besoins en même temps qu’à ceux des autres.
Et croyez-moi, cet apprentissage peut commencer avec quelque chose d’aussi simple qu’une caisse à savon dans une cour d’école.
Alors, peut-être que la question pourrait être, non pas quelle sorte de personne est capable de créer de la paix mais comment faire jour après jour de façon à permettre à cette personne de grandir ?
Et dans tout cela, il y a beaucoup d’espoir, parce que ces enfants sont déjà en train de devenir cette ‟sorte de gens qui savent créer de la paix‟. »
Les zones humides, ce sont ces zones entre terre et eau, des marais, des bords de lacs, de rivières, des bords de rivages maritimes, des étangs, des mangroves, des tourbières; pour certaines saisonnières, pour d’autres immergées en permanence dans de l’eau douce ou salée. En plus de leurs bienfaits indispensables, elles ont un attrait universelle, un peu comme si inconsciemment nous sentions le lien fort qui lie toute vie terrestre à ces milieux d’où les premiers organismes pluricellulaires auraient émergé il y a quelques milliards d’années.
Pour la première fois, le rapport d’un gouvernement européen fait état du lien étroit entre la disparition de la biodiversité mondiale et la sécurité d’un pays
Nous avons inventé l’écologie il y a plus d’un siècle, pensant peut-être mettre le vivant en équation. Grâce aux recherches dans ce domaine, nous avons néanmoins amélioré notre compréhension des mécanismes de sélection, de compétition, de coopération etc qui régissent les interactions entre les acteurs du vivant. L’humain faisant partie du vivant, peut-on considérer que les « colonies » humaines constituent des écosystèmes ? Pêche, chasse, agriculture, élevage, cueillette, tourisme, mines, guerres résument-il notre mode d’interaction avec les autres écosystèmes de la planète ? Quelques pistes de réflexion …
Depuis le début du XXéme siècle nous savons produire des molécules et des éléments qui n’existaient pas sur terre avant l’apparition de l’humain. Avec l’avènement de l’intelligence artificielle, cette capacité de création est même décuplée, déversant chaque année des milliers de nouveaux composants dans l’eau, l’air et la terre, sans précaution préalable, alors que dans le même temps les gardes-fous existants sont remis en cause voire tout simplement supprimés.
Dans le numéro de février vous trouviez sous la même plume un petit texte sur les « havres de paix », ces zones de confort que Humair Haque propose pour se faire du bien : réseaux de personnes, lieux de vies, associations, activités .… pour se préparer à faire face aux catastrophes à venir. Humair écrit alors sur la base de son expérience et de sa réflexion personnelle. Avec une approche tout à fait différente, Pablo Servigne, auteur francophone, vient de publier un essai qui développe ce point de vue et qui fait la synthèse de plusieurs travaux de recherche sur le sujet. Comment garder le moral, éviter la dépression en face des catastrophes qui déferlent sur le monde, ou tout simplement faire face à l’adversité ? Comment se sentir plus serein devant les menaces ? L’ouvrage de P. Servigne vient à point nommé pour mettre de la science et de l’optimisme dans un contexte plus que morose.
Quelles seraient les clés d’une agriculture plus acceptable pour tous, avec une vision durable à plus long terme? À quelles difficultés devons-nous faire face ? Pourquoi changer de façon de cultiver et de manger ? Comment mettre d’accord des points de vue apparement irréconciliables ? Deuxième volet de l’enquête.
Puisque qu’il parait difficile de retourner à une existence de nomade chasseurs-cueilleurs, il faut bien s’accommoder de l’agriculture. Néanmoins, depuis la bascule dans l’âge de l’agro-industrie cette activité est l’objet de nombreux reproches et de revendications de la part des écologistes. Quelles seraient les clés d’une agriculture plus acceptable ? L’agriculture a-t-elle des atouts à mettre en avant ? Premier volet de l’enquête.