Dans le numéro de février vous trouviez sous la même plume un petit texte sur les « havres de paix », ces zones de confort que Humair Haque propose pour se faire du bien : réseaux de personnes, lieux de vies, associations, activités .… pour se préparer à faire face aux catastrophes à venir. Humair écrit alors sur la base de son expérience et de sa réflexion personnelle. Avec une approche tout à fait différente, Pablo Servigne, auteur francophone, vient de publier un essai qui développe ce point de vue et qui fait la synthèse de plusieurs travaux de recherche sur le sujet. Comment garder le moral, éviter la dépression en face des catastrophes qui déferlent sur le monde, ou tout simplement faire face à l’adversité ? Comment se sentir plus serein devant les menaces ? L’ouvrage de P. Servigne vient à point nommé pour mettre de la science et de l’optimisme dans un contexte plus que morose.
Céder ou combattre ? Faut-il se résigner face à l’évolution du climat et au changement du régime des pluies ou peut-on agir à son niveau ? plus loin sur le territoire ? Les civilisations qui nous ont précédé ont imaginé des solutions qui ont fait leurs preuve dans le passé, peut-on s’en inspirer ? C’est le dernier volet de notre réflexion autour de l’eau.
Dans notre région, la vallée du Rabodeau, vous pouvez participer à la nuits des forêts en rejoignant les manifestations crées par l’association « forêt de Tiragoutte » à Belval :
Parmi les solutions proposées pour nourrir les 8 milliards d’habitants de notre planète figurent en bonne place les solutions de cultures hors-sol, c’est à dire sans terre. Des techniques dont certaines sont déjà utilisées à très grande échelles pour certaines productions. Hydroponie, Aquaponie, Sandponie, Bioponie … Quels bilans peut-on tirer de ces systèmes, d’un point de vue durabilité, qualité des fruits et légumes produits, quantités produites ? Quels systèmes peuvent être mis en oeuvre chez soi ? à quel prix ? quel intérêt ? Nous nous proposons de répondre à ces questions en plusieurs volets dans les mois à venir, avec pour sujet aujourd’hui : l’hydroponie
Quelle différence y-a-t-il entre ce que nous vivons et la fin des grandes civilisations qui nous ont précédés ?
Les peuples des civilisations disparues ne se sont pas évaporés : ils ont fuit leur territoire, se sont installés, fondus dans d’autres villes, dans d’autres civilisations, d’autres pays. Leurs descendants sont toujours là.
La fin de notre civilisation sera tout autre, elle sera cette fois mondiale. Et il n’y aura donc pas d’autres endroits où fuir. Des milliards de personnes vont disparaître dans les famines, les guerres et les catastrophes naturelles (et anthropiques).
Richard Heinberg a écrit un livre considérable (« POWER ») qui constate, explique et donne des pistes pour mieux vivre cette catastrophe annoncée, mieux survivre plutôt. Son travail est exceptionnel. A l’heure où j’écris ces lignes il n’existe pas de traduction de cet ouvrage en français, ce qui est malheureux. C’est sur ce constat que j’ai décidé d’en traduire et d’en diffuser des extraits dans ces pages. Il y aura des suites à cet article, beaucoup d’articles seront nécessaires pour pouvoir donner une pâle idée de cet immense travail.
Pour cette première tentative, j’ai choisi de commencer par la fin de l’ouvrage en vous livrant les conseils que donne Richard Heinberg aux jeunes gens du XXIème siècle. Il suffira d’en lire quelques lignes pour comprendre que ces conseils concernent également les parents et tous les citoyen(ne)s.
Conseils aux jeunes gens du XXIème siècle
Apprenez comment produire de la nourriture, étudiez la permaculture
Apprenez à déchiffrer les gens, vous aurez besoin de savoir si les personnes qui vous entourent sont dignes de confiance
Soyez dignes de confiance sans quoi les personnes intelligentes et dignes de confiance ne s’associeront pas avec vous
Apprenez à vous exprimer clairement et avec persuasion
Il n’y a pas de mal à ne pas faire d’enfants, il y a déjà des tas d’humains sur la planète
Apprenez à prendre des décisions consensuelles et à travailler en équipe, soyez une personne avec qui les gens aiment travailler
Apprenez à réparer et à utiliser des technologies relativement simples. Des études informatiques ou de hacker sont payantes à court terme mais à plus long terme il sera plus profitable de savoir réparer des outils agricoles ou de construction et des petits moteurs. Apprenez à transformer les rebuts en pièces de rechange.
Apprenez comment fonctionne l’énergie. Devenez capable de repérer des sources d’énergie dans votre environnement et de maîtriser cette énergie pour produire du travail utile.
Apprenez à vous défendre. Malheureusement, pour le reste de ce siècle, le monde sera très probablement violent. Et si cela ne se passe pas comme cela les arts martiaux sont toujours utiles pour le controle de soi.
Apprenez à soigner le corps humain avec des aliments, des herbes, des trousses de secours de base.
Apprenez à reconnaitre les effets subjectifs des hormones sexuelles, de la dopamine, et des autres éléments de la chimie du cerveau et trouvez un moyen de les maîtriser quand ils vous menacent de vous envoyer dans le décors. Au contraire, canalisez-les pour vous aider à atteindre des objectifs.
Apprenez la nature, mémorisez les noms des plantes locales, des oiseaux et des insectes, observez leurs comportements, apprenez à être à l’aise dans la nature.
Apprenez à produire de la beauté au travers de l’art, de la musique, ou du mouvement et comment entrainer d’autres dans des activités créatives et festives.
Apprenez comment maitriser les douleurs et les chagrins, et comment aider les autres à traverser ces crises. Apprenez comment et quand utiliser l’humour pour relâcher les tensions.
Personne ne peut faire tout ça. Faites de votre mieux.
Octobre, c’est le moment de faire le bilan sur l’été passé, les récoltes, les difficultés rencontrées. Un mois de mai frigorifique, un début d’été assez anxiogène avec un mois de chaleur intense et de sécheresse totale, la météo a une fois de plus fait des siennes. Partant de l’idée que, à l’image de l’eau, les ennuis observés en altitude se répercutent tôt ou tard dans la plaine …. Petit tour d’horizon de ce qui s’est passé en moyenne montagne
Alors que nous sommes entrés dans la 6eme et la plus importante ère d’extinction jamais vécue par notre planète, la sauvegarde de la biodiversité est dans tous les discours écologiques. Mais pourquoi défendre la richesse de la faune et de la flore ? Quels sont les bénéfices de cette diversité ? Quels sont les mécanismes en œuvre ? Comment la favoriser ? Quelles applications au verger et au jardin ? Pour adhérer à ce programme nous aimons bien comprendre. Explications.
Parmi les changements qu’il nous faut opérer dans nos vies pour aboutir à une société plus durable, il en est un, plus impalpable que tous les autres et qui pourtant les résume tous : changer notre rapport au temps : au temps qu’il fait et au temps qui passe, changer notre compréhension de l’énergie, de la puissance, et donc du pouvoir. Une rubrique où il est question de kilowatt-heure, d’énergie, de Joules, de carburant et de … SMIC.
Soyons fous : supposons que les plans intelligents élaborés par toutes les bonnes volontés de la planète se réalisent, que la température moyenne n’augmente que de 1,5 degrés en 30 ans et qu’un beau matin de printemps 2050 nous re-découvrions le petit village de Grandlieu (300 habitants en 2022), situé en moyenne montagne, à 500 mètres d’altitude. Reportage.