Des prés profilés comme des tôles ondulées, des rigoles tracées au cordeau et une irrigation toute l’année,même en hiver … mais quelle est cette technique archaïque si étonnante ? d’où vient-elle ? pour quelsbénéfices ? comment peut-on expliquer son fonctionnement ? est-elle toujours d’actualité ?
Comment sommes-nous passés de notre régime de cueilleur-chasseur aux repas hyper industriels ultra-transformés et à l’omniprésence de la viande dans notre régime alimentaire ? Quels sont les leviers disponibles dans notre alimentation pour un meilleur avenir collectif et une meilleure santé individuelle ? Et si l’une des clés de notre avenir sur la planète se tenait dans notre assiette ?
Autrefois source de combustible, de fourrage et dispensatrices d’ombre, les haies constituaient également jusque dans les années 1950 des clôtures naturelles pour les pâturages, et, sans que nous en ayons conscience à l’époque, protégeaient les terres de l’érosion et favorisait la biodiversité. Rendues ringardes par l’industrialisation de l’agriculture qui s’acharne depuis à leur destruction, les haies ont du mal à survivre.
Ils sont apparus plus de cent fois dans l’histoire de l’évolution des plantes terrestres : une association mutuellement profitable de champignons et de plantes au travers de l’interconnexion de leur racines et leur mycelium. Une belle recette qui pourrait faire partie des solutions pour mieux supporter les conditions climatiques à venir …
La situation est trop grave pour se taire. Bien que je n’avais au départ aucune intention de publier des articles d’opinion sur ce site, je franchis aujourd’hui le pas. Dans la 2eme circonscription des Vosges un groupe de citoyennes et de citoyens s’est retrouvé pour faire une courte vidéo pour expliquer notre position. La voici ici. A partager sans restrictions ! Bonne lecture.
Par la suite, pour ne pas importuner ceux qui suivent mes investigations écologiques (dans Fruits et abeilles notamment) et n’ont peut-être pas envie de s’investir dans des réflexions plus profondes, ces parutions se trouveront dans un nouvel onglet sous le titre « opinions ». Ce message sera donc le seul du genre. (vous pourrez ensuite accéder à ces rubriques : www.egavar.fr ==> onglet à venir « opinions »).
En revisitant dans cette rubrique les cycles des principaux éléments qui permettent d’améliorer la production végétale (N,P,K) nous avons vu que l’utilisation intensive d’engrais minéraux était la cause de destruction des sols et ne pouvait donc pas être une option durable pour notre agriculture. Mais d’autres problèmes rendent cette pratique encore plus indésirable sur le long terme … tour de quelques procédés de fabrication et de leurs limites.
Depuis l’invention des engrais chimiques au début du siècle dernier, la faune et la flore qui peuplent nos sols ont été ignorées et même partiellement détruites. Pourtant, les espèces dont on parle sont déterminantes dans les mécanismes qui structurent le sol, qui recyclent les nutriments et permettent la résistance au stress hydrique. Mieux encore, un quart des espèces animales connues vivrait sous nos pieds !
« Une culture de lupin engraisse les champs et les vignes, nous l’avons dit ; aussi, loin d’avoir besoin de fumier, il tient lieu du meilleur engrais. La vesce aussi engraisse les champs » (Pline l’Ancien) : depuis l’antiquité on connait les vertus de cette famille connue autrefois sous le nom de légumineuses, appelée aujourd’hui Fabacées (lat. Fabaceae). L’abondance de l’engrais facile a progressivement fait disparaître l’usage de cette merveilleuse machine à capter l’azote de l’air que constitue cette association mutuellement profitable d’une bactérie et d’un végétal : une symbiose.
Peut-être vous êtes-vous laissé entraîné un jour par le merveilleux ouvrage de Peter Wohlleben sur la vie des arbres et des interactions complexes qui régissent la compétition féroce qui a lieu au sein d’une forêt. Ou peut-être avez-vous été emporté par la très étrange histoire de cet if vieux de 2000 ans … des ouvrages qui ont en commun de parler du mystère de ce qui qui se passe sous le sol, des échanges entre les racines des plantes, des arbres et le monde des champignons